Lorsque l'on parle de madérothérapie, les premières images qui viennent à l'esprit sont souvent celles de grands rouleaux en bois utilisés sur les cuisses, les fesses ou le ventre. Pourtant, cette technique possède également une application beaucoup plus délicate : la madérothérapie du visage.

Les accessoires sont plus petits, les pressions sont adaptées et la gestuelle est adaptée pour les particularités du visage, du cou.

La madérothérapie du visage ne consiste donc pas simplement à faire rouler quelques accessoires sur la peau. Le choix de l'outil, la manière de le tenir, la direction du mouvement, la pression, le rythme et l'association avec les mains font partie intégrante de la technique.

C'est précisément ce qui la rend intéressante : derrière des accessoires se cache une véritable méthode de massage.

1. Qu'est-ce que la madérothérapie du visage ?

Le terme madérothérapie vient de madera, qui signifie « bois » en espagnol. Il désigne aujourd'hui différentes techniques de massage faisant intervenir des accessoires en bois dont les formes sont choisies en fonction de la région travaillée et du geste recherché.

La madérothérapie du visage en est une application spécifique.

Les accessoires utilisés sont beaucoup plus petits que ceux destinés au corps. Ils doivent pouvoir suivre les reliefs du visage et permettre de travailler avec suffisamment de précision autour des joues, du menton, de l'ovale, du front ou encore de certaines régions proches des yeux.

Mais les accessoires ne constituent qu'une partie de la méthode.

Les mains restent présentes dans le massage. Elles permettent de préparer les tissus, d'enchaîner certaines manœuvres, plus drainantes, et d'accompagner le travail réalisé avec les accessoires et de conserver cette dimension tactile qui fait pleinement partie d'un massage du visage.

2. D'où vient la madérothérapie ?

La madérothérapie contemporaine s'est largement développée en Amérique latine et est particulièrement associée à la Colombie, avant de connaître un engouement beaucoup plus international.

Son histoire est cependant souvent racontée sur Internet de manière très approximative. On lui attribue parfois des origines extrêmement anciennes ou des filiations avec différentes médecines traditionnelles sans que ces affirmations soient correctement documentées.

Il est donc plus prudent de distinguer l'utilisation très ancienne d'objets et d'outils dans différentes traditions de massage de la madérothérapie telle qu'elle est enseignée et pratiquée aujourd'hui.

La popularité récente de la méthode tient notamment à l'apparition d'accessoires aux formes très diverses, conçus pour réaliser des gestes qu'il serait difficile de reproduire exactement avec les mains.

3. Pourquoi utiliser des accessoires en bois sur le visage ?

Parce qu'une main et un accessoire ne produisent pas exactement le même contact.

Un rouleau peut permettre de répéter un mouvement avec une grande régularité. Une forme incurvée peut épouser certains reliefs. Un accessoire plus précis permet de travailler une région plus petite. D'autres formes permettent d'effectuer des glissements, des roulés, des pressions ou des mouvements très différents.

Cela ne signifie pas que le bois serait « meilleur » que la main.

Il apporte autre chose.

Cette complémentarité est d'ailleurs essentielle pour comprendre la madérothérapie du visage : l'objectif n'est pas de remplacer le massage manuel par une succession d'accessoires, mais de savoir quand utiliser les mains, quand utiliser un outil et pourquoi.

C'est aussi ce qui distingue une véritable technique professionnelle d'une utilisation improvisée d'un rouleau facial acheté pour un usage personnel.

4. Quels accessoires utilise-t-on en madérothérapie du visage ?

Il existe différents accessoires en bois spécifiquement adaptés au visage : petits rouleaux, instruments présentant des reliefs, formes incurvées ou accessoires permettant un travail plus localisé.

Leur apparence peut donner l'impression qu'ils sont interchangeables.

Ils ne le sont pas nécessairement.

La forme de l'accessoire modifie sa surface de contact avec la peau, sa capacité à suivre certains reliefs et la manière dont la pression peut être répartie.

Un praticien ne choisit donc pas simplement l'accessoire qui lui semble agréable à utiliser : chaque outil doit s'intégrer à une intention et à une gestuelle précises.

C'est l'une des raisons pour lesquelles apprendre la madérothérapie ne revient pas à apprendre une série de mouvements identiques avec plusieurs objets différents. Chaque accessoire se combine à une ou plusieurs manoeuvres qui différent de celles qu'on applique avec d'autres accessoires.

5. Comment se déroule un massage du visage en madérothérapie ?

Une séance construite ne commence pas par la prise immédiate d'un accessoire.

Le travail manuel conserve toute sa place. Il permet notamment d'entrer progressivement en contact avec le visage et de préparer la suite du soin.

Les accessoires peuvent ensuite intervenir progressivement.

Le praticien travaille différentes régions en respectant des directions de mouvement, des pressions et des rythmes adaptés. Le visage n'est pas une surface uniforme : le front, les joues, le contour inférieur du visage, le menton, le cou ou les régions proches des yeux ne se travaillent évidemment pas de la même manière.

L'ordre des manœuvres a également son importance.

Une séance de madérothérapie visage est donc davantage comparable à un protocole construit qu'à une collection de gestes indépendants.

Et lorsque le praticien apprend à personnaliser son massage, il peut ensuite faire évoluer ce protocole en fonction de la personne et des zones sur lesquelles il souhaite davantage travailler.

6. Quelle place occupe le travail autour de la circulation lymphatique ?

C'est une dimension particulièrement intéressante de la madérothérapie du visage.

Le visage possède son propre réseau lymphatique et les mouvements utilisés dans certaines techniques de massage facial peuvent être organisés en tenant compte de la direction de cette circulation.

Dans un massage esthétique ou de bien-être, le praticien travaille en tenant compte de l'axe de la circulation lymphatique, afin de chercher les bénéfices de gestes cohérents. C'est particulièrement pertinent lorsqu'on s'intéresse à l'apparence d'un visage gonflé ou de certaines zones sujettes à une accumulation transitoire de liquide.

Des recherches consacrées au drainage lymphatique manuel montrent d'ailleurs qu'il peut avoir un effet sur certains œdèmes faciaux, notamment dans des contextes postopératoires. Ces résultats médicaux ne peuvent pas être directement transposés à une séance esthétique chez une personne en bonne santé, mais ils permettent de comprendre pourquoi la question des fluides et de leur circulation mérite d'être prise au sérieux.  

7. Que peut réellement faire un massage mécanique sur le visage ?

C'est une question importante, car le vocabulaire employé autour des techniques esthétiques va parfois beaucoup plus loin que ce que l'on peut réellement démontrer.

Le massage exerce une stimulation mécanique des tissus.

Une petite étude menée avec un rouleau facial a par exemple observé qu'un massage de cinq minutes augmentait temporairement le débit sanguin cutané de la joue massée. Après cinq semaines d'utilisation quotidienne, les chercheurs ont également observé une modification de la réponse vasculaire locale à la chaleur. 

D'autres recherches, portant cette fois sur le massage facial manuel, ont utilisé l'imagerie tridimensionnelle pour observer ce qui se passe dans les tissus. Des modifications de certaines régions du visage ont effectivement été mesurées après massage. Les études restent cependant petites : l'une portait sur douze femmes et une étude pilote ultérieure seulement sur cinq personnes. 

Ces travaux sont intéressants parce qu'ils montrent que le massage facial n'est pas une action totalement superficielle dépourvue d'effets mesurables.

Ils ne démontrent bien entendu pas que la madérothérapie puisse modifier durablement l'anatomie du visage. Comme pour les autres massages de "beauté", c'est avant tout dans la régularité des séances que la technique trouve son intérêt, plutôt que dans la fausse promesse d'une "transformation durable du visage".

8. La madérothérapie peut-elle modifier l'apparence du visage ?

C'est justement l'une des raisons pour lesquelles les massages du visage intéressent autant dans le domaine de la beauté.

Après une séance, les clients constent que leurs traits sont plus reposés, que certaines zones paraissent moins gonflées ou que le visage semble momentanément différent.

Une partie de ces changements est liée à plusieurs phénomènes associés au massage : mobilisation mécanique des tissus, modification temporaire de la circulation locale, détente et déplacement des tissus mous ou encore évolution de certains gonflements.

Des modifications morphologiques ont d'ailleurs été objectivées après massage facial dans de petites études utilisant l'imagerie. 

Mais effet visible ne signifie pas transformation anatomique permanente.

C'est une distinction essentielle lorsqu'on parle de massage "de beauté" : il ne s'agit pas de promettre une modification durable des traits du visage. Chaque technique peut apporter ses propres bénéfices sur l'apparence et le ressenti, mais, comme pour beaucoup de soins de beauté, la régularité des séances participe pleinement à l'intérêt de la démarche.

9. À quelle fréquence pratiquer la madérothérapie du visage ?

La madérothérapie du visage est souvent proposée sous forme de cure ou d'abonnement comprenant plusieurs séances. Cette organisation est cohérente avec la nature même d'un massage "de beauté" : plutôt que d'attendre d'une seule séance une transformation durable du visage, la démarche s'inscrit généralement dans une certaine régularité.

Lorsqu'une personne recherche spécifiquement un résultat "de beauté", un rythme d'environ une séance par semaine peut constituer un point de départ raisonnable. Les rendez-vous pourront ensuite être espacés et adaptés selon les attentes, les réactions du visage et l'évolution observée.

Il n'existe cependant pas, à ce jour, de fréquence scientifiquement établie spécifiquement pour la madérothérapie du visage. Certaines recherches consacrées à d'autres formes de massage facial montrent néanmoins une différence entre les effets observés immédiatement après un massage et ceux étudiés après une pratique répétée pendant plusieurs semaines. 

Cela peut également expliquer pourquoi toutes les séances ne donnent pas exactement la même impression. Certaines personnes remarquent un changement dès leur premier massage ; chez d'autres, et ils sont assez nombreux, les résultats paraissent plus discrets au départ et deviennent davantage perceptibles au fil des séances. C'est un point qu'il est important d'expliquer à vos clients, car il arrive relativement souvent que le premier massage soit surtout un massage de décrassage, qui ne donne pas vraiment de résultats. Ce n'est pas systématique, mais cela est assez fréquent pour qu'il y ait un intérêt à prévenir le client.

Le visage lui-même varie également d'un jour à l'autre : un gonflement plus ou moins présent, la fatigue ou simplement les caractéristiques individuelles peuvent influencer ce que l'on observe.

Il serait donc excessif d'affirmer que « la première séance ne sert à rien » ou, à l'inverse, que chaque massage produira exactement le même résultat. Les effets d'une séance et l'intérêt d'un travail régulier sont deux choses différentes.

Cette notion de régularité explique pourquoi les praticiens proposent fréquemment des forfaits de plusieurs rendez-vous. Ils permettent à la cliente qui recherche une démarche de beauté suivie de programmer ses séances et d'en observer progressivement l'intérêt.

Mais la cure ne doit pas devenir une obligation.

Certaines personnes apprécient simplement la madérothérapie du visage et souhaitent s'offrir une séance ponctuellement, lorsqu'elles en ressentent l'envie ou avant une occasion particulière. Cette utilisation est tout aussi légitime. Le massage conserve alors son intérêt comme moment de soin et de bien-être, sans qu'il soit nécessaire de promettre un résultat cumulatif ou d'imposer une fréquence déterminée.

Le rôle du praticien est donc davantage de proposer une fréquence cohérente avec l'objectif de la personne que de présenter un nombre précis de séances comme indispensable. D'autant que chaque personne réagit à sa façon. Les bienfaits doivent être évalués individuellement.

10. Pourquoi la madérothérapie est-elle particulièrement intéressante pour le bas du visage et les zones gonflées ?

C'est ici que la madérothérapie visage présente, dans la pratique, un intérêt particulièrement intéressant :

Les joues, le bas du visage, l'ovale, la région du menton et le cou offrent des surfaces sur lesquelles les accessoires peuvent être utilisés avec des trajectoires et des manœuvres adaptées.

La technique est également particulièrement intéressante lorsque l'objectif "beauté" concerne un visage qui paraît gonflé ou certaines régions où les gonflements sont davantage visibles.

Autour des yeux, le travail doit évidemment devenir beaucoup plus précis et délicat. Une attention particulière peut notamment être portée à la zone située sous les sourcils et à certaines régions périoculaires, qui peuvent donner au regard une apparence plus lourde lorsqu'elles sont gonflées.

C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles, parmi les différentes techniques consacrées à la beauté du visage enseignées à l'École du Wellness, la madérothérapie visage est particulièrement intéressante lorsque la demande concerne le contour du visage, pour toute la zone inférieure aux sourcils, ansi que le menton et le cou, car c'est bien là que la madérothérapie a les effets les plus notables.

11. Peut-elle « redessiner » l'ovale ou agir sur le double menton ?

Les expressions redessiner l'ovale, sculpter le visage ou affiner le double menton sont très utilisées dans l'univers de la beauté.

Elles doivent être comprises telles qu'elles sont employées dans le cadre du massage de beauté, c'est-à-dire :

Si l'apparence du bas du visage est en partie influencée par un gonflement, par la position des tissus ou par leur mobilisation au cours du massage, une séance va produire une temporairement de traits plus définis ou d'un contour différent.

Cela ne signifie pas que le massage supprime définitivement un double menton.

La graisse sous-cutanée, le relâchement cutané, la morphologie osseuse, la musculature, l'âge ou encore la génétique participent eux aussi à l'apparence du bas du visage.

La madérothérapie doit donc rester un soin de beauté par le massage, avec des résultats temporaires, et non être présentée comme une alternative à une intervention chirugicale destinée à modifier durablement les volumes du visage.

12. Et les rides ?

Le massage peut donner momentanément à un visage une apparence plus reposée et modifier la manière dont certains tissus se positionnent.

Des recherches par imagerie ont même observé des changements de certaines régions et du sillon nasogénien après massage facial. 

Cela ne signifie pas qu'un rouleau en bois « efface » définitivement une ride.

Une ride résulte de nombreux phénomènes : évolution de la peau avec l'âge, exposition solaire, mouvements répétés des muscles du visage, modification des volumes et des structures sous-jacentes, entre autres.

Il est donc beaucoup plus juste de parler de travail temporaire sur l'apparence du visage que de promettre la disparition des rides.

13. La madérothérapie du visage doit-elle faire mal pour être efficace ?

Non. Le fait qu'un accessoire soit en bois ne justifie pas une pression excessive. Le visage comporte des régions très différentes en termes de relief, de sensibilité et d'épaisseur des tissus. Une pression adaptée à une joue ne sera pas nécessairement appropriée autour de l'œil.

La compétence consiste justement à adapter l'intensité au geste, à l'accessoire, à la région et à la personne.

Chercher systématiquement la pression la plus forte possible serait contraire à cette logique.

La madérothérapie du visage demande donc de la précision davantage que de la force.

C'est un soin que les clients décrivent comme "agréable à recevoir", et certains disent aussi qu'il est assez "relaxant"

14. La madérothérapie du visage laisse-t-elle des marques ?

Une séance correctement adaptée n'a pas pour objectif de provoquer des ecchymoses ou des marques sur le visage.

Une rougeur transitoire peut apparaître après une stimulation mécanique de la peau. Cela n'est pas étonnant puisque le massage peut modifier temporairement la circulation cutanée locale. 

Une autre réaction est parfois rapportée après un massage du visage : l'apparition de quelques boutons dans les jours qui suivent la séance.

Dans la pratique, quelques clientes rapportent surtout cette réaction après leur première séance de madérothérapie, puis beaucoup moins — voire plus du tout — lorsqu'elles reçoivent régulièrement le massage. Après une longue interruption, certaines disent observer à nouveau quelques boutons lors de la reprise. Il s'agit d'une observation rapportée en pratique par quelques clients, mais il n'existe pas actuellement, à notre connaissance, de données scientifiques permettant d'expliquer ou de confirmer ce schéma particulier à la madérothérapie car plusieurs massages visages sont concernés par ce phénomène.

15. Existe-t-il d'autres massages destinés à la beauté du visage ?

Oui, et c'est justement ce qui rend l'univers du massage facial particulièrement riche.

La madérothérapie n'est qu'une possibilité parmi de nombreuses approches.

À l'École du Wellness, les techniques orientées vers la beauté du visage comprennent notamment l'Aéralift, le drainage lymphatique du visage, le Gua Sha, les Ice Globes, le Kansa Wand, le Kobido et la madérothérapie.

D'autres massages du visage sont davantage recherchés pour leur dimension relaxante, comme le massage ayurvédique relaxant du visage, l'Akwaterra, le bol Kansu, les pierres chaudes ou les pochons.

Il serait cependant trompeur de considérer toutes ces méthodes comme différentes façons d'obtenir exactement le même résultat.

Chaque technique possède sa propre gestuelle, son univers sensoriel et ses intérêts particuliers.

Le choix dépend donc de ce que recherche la personne qui reçoit le massage, mais également du type de prestations que le praticien souhaite proposer.

Chacune de ces approches possède ses propres particularités et ses propres atouts. Nous leur consacrerons un article destiné à comprendre leurs différences et à choisir la technique la plus adaptée à vos attentes.

16. Madérothérapie du corps et du visage : est-ce la même chose ?

Non. Le principe général d'utiliser des accessoires en bois rapproche naturellement les deux pratiques, mais on ne transpose pas simplement un protocole corporel sur le visage.

Les accessoires ne sont pas les mêmes, les dimensions changent, les tissus et les reliefs rencontrés sont différents et les pressions doivent être adaptées.

Sur le corps, les accessoires peuvent travailler de grandes surfaces et des masses musculaires importantes. Sur le visage, quelques centimètres suffisent parfois pour passer d'une région relativement charnue à une zone beaucoup plus délicate.

Une personne déjà formée à la madérothérapie corporelle possède donc une familiarité avec l'utilisation d'accessoires, mais cela ne remplace pas l'apprentissage d'une gestuelle spécifiquement construite pour le visage, il faut comprendre ce qu'on cherche, et comment on l'obtient.

17. Faut-il être esthéticienne ou déjà masseuse pour apprendre la madérothérapie visage ?

Non. Une personne débutante peut apprendre la technique à l'École du Wellness, nous commencons la formation par les bases nécessaires : compréhension de la zone, explications des accessoires, directions des mouvements, dosage des pressions et construction progressive du massage.

Pour un professionnel déjà formé, l'intérêt sera différent.

Une masseuse peut souhaiter enrichir sa carte avec une prestation spécifiquement consacrée au visage. Une professionnelle du massage ou de l'esthétique peut chercher à introduire davantage de massage dans ses soins. Une personne pratiquant déjà la madérothérapie corporelle peut vouloir compléter son approche.

Posséder les accessoires ne suffit pas à maîtriser la méthode. C'est précisément la gestuelle qui transforme l'outil en technique de massage.

18. Pourquoi apprendre la madérothérapie du visage lorsqu'on est praticien ?

Parce qu'elle permet de proposer une expérience assez différente d'un massage exclusivement manuel.

Le bois apporte un contact, une forme de pression et des possibilités de mouvement particulières. Les différents accessoires permettent de faire évoluer les sensations au cours de la séance tandis que les mains conservent leur rôle.

La technique peut aussi répondre à une demande très concrète de votre clientèle. Pour les personnes qui recherchent notamment un travail autour des gonflements, des joues, de l'ovale, du menton, du cou ou de certaines régions proches des yeux, la madérothérapie constitue une approche particulièrement intéressante.

Et elle peut prendre une véritable place dans une carte de soins.

19. Comment apprendre la madérothérapie du visage ?

Regarder quelques mouvements peut donner l'impression que la technique est relativement facile à reproduire, et c'est vrai, utiliser les objets n'est pas compliqué, mais les apparences sont trompeuses, proposer un soin de madérothérapie n'est pas juste "faire rouler du bois sur le visage".

Il faut apprendre à tenir les accessoires, à contrôler leur pression, à suivre les reliefs du visage, à savoir dans quelle direction travailler et à comprendre pourquoi une manœuvre intervient à un moment plutôt qu'à un autre, et comment optimiser les résultats obtenus en combinant l'utilisation des accessoires uax gestuelles appliquées à la main.

Il faut donc également apprendre à passer naturellement des mains aux accessoires et inversement, sans transformer la séance en succession mécanique d'outils, en choisissant les "bonnes manoeuvres manuelles", et en drainant lorsque cela sera profitable.

Ce sont toutes ces connaissances qui permettent de construire un massage du visage avec les accessoires de madérothérapie.

L'École du Wellness propose cet apprentissage aussi bien à distance qu'en présentiel, avec une progression destinée à permettre au praticien de comprendre la technique à son rythme.

C'est probablement la meilleure manière de résumer la madérothérapie du visage : les accessoires attirent d'abord le regard, mais c'est la maîtrise du geste qui fait réellement la méthode et les bénéfices pour les clients.